Nous avons refait vire cette colline longtemps occupée par ce peuple d’agriculteurs pauvres qui avait monté des murettes jusqu’au sommet ,amassé des clapas pour permettre aux troupeaux d’accéder à l’herbe précieuse.

Et puis de là haut les yeux rivés dans le ciel caressant les crêtes sauvage baignée de cette lumière unique de chez nous, nous avons pris le temps de la contemplation d’imaginer cette eau si précieuse d’Ardèche méridionale

la Sompe à nos pieds qu’on devine rejoindre l’Ibie après avoir baigné Lagorce; La Baume qui tranche les gras et le Chassezac s’échappant du bois de Paiolive
Bien sûr l’Ardèche
née au Gerbier de Jonc  (ah oui! notre colline s’appelle le Gerbier Roux) dévalant nos montagnes, se faufilant par les gorges sombres contournant la Dent de Rez ,gagnant le Rhône dans ce marécage de La Palude
s’épandant en flot tranquille, contemplant le Ventoux au passage , s’évanouissant en direction de la Crau, vers notre mer( mare nostrum), berceau de l’olivier.

Voyage immobile au fil des eaux de l'Ardèche:
rêverie d'un randonneur

cascade dela Sompe
le Pont d'Arc
le Lignon